Mis à jour mai 2026

Simulateur PER — Capital à la Retraite

Estimez le capital que vous accumulerez à la retraite grâce à votre Plan d'Épargne Retraite (PER). Calculez également la rente mensuelle estimée.

€/mois
1% (prudent)5% (équilibré)10% (dynamique)

Capital à la retraite

212 460 €

Total versé

109 400 €

Intérêts générés

103 060 €

Rente mensuelle estimée

620 €

Sortie en rente viagère

AnnéeÂgeCapitalVersé cumuléIntérêts cumulés
136 ans8 870 €8 600 €270 €
540 ans25 995 €23 000 €2 995 €
1045 ans51 629 €41 000 €10 629 €
1550 ans82 929 €59 000 €23 929 €
2055 ans121 145 €77 000 €44 145 €
2560 ans167 808 €95 000 €72 808 €
2964 ans212 460 €109 400 €103 060 €

Comment ce calcul fonctionne

Le simulateur projette la croissance de votre PER en utilisant la formule des intérêts composés avec versements réguliers. Le capital est composé mensuellement.

La rente estiméeest calculée avec un taux de conversion approximatif (4% du capital pour un départ à 65 ans+). Ce taux dépend en réalité de la table de mortalité utilisée par l'assureur au moment de la conversion.

À noter :Ce simulateur ne prend pas en compte la fiscalité à la sortie (le capital est imposé au barème de l'IR à la sortie du PER). Utilisez notre simulateur « PER vs Assurance Vie » pour une comparaison après impôts.

Combien épargner pour sa retraite ?

Déterminer le montant d'épargne nécessaire pour vivre confortablement à la retraite est une question cruciale que trop de Français repoussent. Pourtant, plus on s'y prend tôt, moins l'effort d'épargne est important grâce aux intérêts composés. Plusieurs méthodes permettent d'estimer le capital cible à atteindre.

La règle des 25x : estimer le capital nécessaire

La règle des 25x(aussi appelée règle du 4 %) est un repère largement utilisé en planification financière. Elle stipule que pour vivre de votre épargne sans l'épuiser, vous devez accumuler un capital égal à 25 fois vos dépenses annuelles à la retraite. Ce ratio correspond à un taux de retrait annuel de 4 %, considéré comme soutenable sur une période de 30 ans ou plus.

Exemple : si vous estimez avoir besoin de 2 000 euros par mois à la retraite (24 000 euros par an), il vous faut un capital de 24 000 x 25 = 600 000 euros. Si la pension de retraite obligatoire couvre 1 200 euros par mois, le complément nécessaire est de 800 euros par mois (9 600 euros par an), soit un capital cible de 9 600 x 25 = 240 000 euros.

Le taux de remplacement : comprendre l'écart à combler

Le taux de remplacementreprésente le pourcentage de votre dernier revenu d'activité que vous percevrez sous forme de pension de retraite. En France, ce taux varie considérablement selon votre statut :

  • Salariés non-cadres : environ 70 à 75 % du dernier salaire net
  • Cadres : environ 50 à 60 % du dernier salaire net (les cadres supérieurs sont les plus pénalisés car les régimes complémentaires plafonnent)
  • Professions libérales : environ 30 à 50 % selon la caisse de retraite
  • Fonctionnaires : environ 60 à 75 % du dernier traitement

Le PER est un outil essentiel pour combler cet écart entre votre revenu d'activité et votre pension de retraite. Plus votre revenu est élevé, plus l'écart à combler est important, et plus le PER prend tout son sens.

Exemple chiffré pour un cadre à 50 000 euros par an

Prenons l'exemple de Sophie, cadre de 35 ans gagnant 50 000 euros brut par an (environ 39 000 euros net). Son taux de remplacement estimé est de 55 %, soit une pension d'environ 21 450 euros net par an (1 788 euros par mois). Pour maintenir son niveau de vie (estimé à 80 % de son revenu d'activité, soit 31 200 euros par an), elle doit combler un écart de 31 200 - 21 450 = 9 750 euros par an.

Selon la règle des 25x, le capital cible est de 9 750 x 25 = 243 750 euros. En versant 300 euros par mois sur son PER à partir de 35 ans avec un rendement de 5 %, Sophie accumulera environ 250 000 euros à 64 ans. Son objectif est atteint grâce à un effort d'épargne de seulement 7,7 % de son salaire brut. Si elle avait commencé à 25 ans, 180 euros par mois auraient suffi pour atteindre le même capital.

Quelle stratégie d'investissement sur un PER ?

L'horizon long du PER (souvent 20 à 40 ans) permet d'adopter une stratégie d'investissement dynamique dans les premières années, puis de sécuriser progressivement à l'approche de la retraite. Cette approche, appelée gestion à horizonou gestion pilotée par défaut, est d'ailleurs celle que la loi PACTE impose comme mode de gestion par défaut des PER.

Le principe de la gestion à horizon retraite

L'idée centrale est simple : plus vous êtes loin de la retraite, plus vous pouvez prendre de risque, car vous avez le temps de récupérer d'éventuelles baisses des marchés. A l'inverse, à l'approche de la retraite, il faut sécuriser le capital accumulé pour ne pas subir un krach au pire moment.

Les études historiques montrent que sur des horizons de 20 ans et plus, un portefeuille diversifié en actions n'a jamais été perdant(sur les marchés développés). En revanche, sur des horizons de 1 à 5 ans, le risque de perte est significatif. C'est cette asymétrie qui justifie la gestion à horizon.

Allocation type par profil d'âge

Voici une allocation indicative qui évolue avec l'âge, adaptée au cadre du PER :

  • A 30 ans (35 ans avant la retraite) : 80 % actions (ETF monde, ETF émergents) + 10 % immobilier (SCPI) + 10 % obligations. Rendement espéré : 6 à 7 % par an. L'horizon long permet d'absorber la volatilité des marchés actions.
  • A 40 ans (25 ans avant la retraite) : 65 % actions + 15 % immobilier + 20 % obligations. Rendement espéré : 5 à 6 % par an. On commence à réduire très progressivement le risque.
  • A 50 ans (15 ans avant la retraite) : 50 % actions + 15 % immobilier + 35 % obligations et fonds euros. Rendement espéré : 4 à 5 % par an. L'équilibre entre performance et sécurité prend de l'importance.
  • A 55 ans (10 ans avant la retraite) : 35 % actions + 10 % immobilier + 55 % obligations et fonds euros. Rendement espéré : 3 à 4 % par an. La sécurisation s'accélère.
  • A 60 ans (5 ans avant la retraite) : 20 % actions + 5 % immobilier + 75 % fonds euros et obligations. Rendement espéré : 2,5 à 3 % par an. La priorité est de préserver le capital accumulé.

L'erreur la plus courante : être trop prudent trop tôt

Beaucoup d'épargnants français, par aversion au risque, investissent la quasi-totalité de leur PER en fonds euros dès le départ. C'est une erreur coûteuse sur le long terme. Prenons l'exemple de deux épargnants qui versent 200 euros par mois de 30 à 65 ans :

Épargnant A (100 % fonds euros à 2,5 %) : capital final de 135 000 euros pour 84 000 euros versés. Intérêts : 51 000 euros.

Épargnant B (gestion à horizon, rendement moyen de 5 %) : capital final de 223 000 euros pour le même montant versé. Intérêts : 139 000 euros.

La différence est de 88 000 euros, soit 65 % de capital en plus pour l'épargnant qui a accepté une prise de risque raisonnée. Converti en rente, cela représente environ 290 euros de revenu mensuel supplémentaire à la retraite. L'enjeu est considérable, et il serait dommage de s'en priver par excès de prudence lorsque l'horizon de placement le permet.

Sortie en capital ou en rente : comment choisir ?

L'un des avantages du PER par rapport aux anciens produits d'épargne retraite (PERP, Madelin) est la liberté de choix à la sortie. Vous pouvez récupérer votre épargne sous forme de capital (en une fois ou de manière fractionnée), sous forme de rente viagère, ou en combinant les deux. Ce choix a des implications fiscales et patrimoniales majeures qu'il convient d'anticiper bien avant l'âge de la retraite.

La sortie en capital : flexibilité et maîtrise

La sortie en capital vous permet de récupérer tout ou partie de votre épargne PER en une ou plusieurs fois. Le capital correspondant aux versements déduits est soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu (sans prélèvements sociaux). Les plus-values sont imposées au PFU de 30 %(12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux). La sortie fractionnée est souvent préférable pour lisser l'impact fiscal : en retirant sur plusieurs années, vous évitez de faire bondir votre revenu imposable dans une tranche supérieure.

Exemple :un retraité avec un PER de 200 000 euros et une pension de retraite de 24 000 euros par an. S'il retire la totalité en une fois, son revenu imposable bondit à 224 000 euros, le plaçant dans la tranche à 41 %. En étalant sur 10 ans (20 000 euros par an), son revenu passe à 44 000 euros, restant dans la tranche à 30 %. L'économie d'impôt peut atteindre plusieurs milliers d'euros.

La rente viagère : un revenu garanti à vie

La rente viagère transforme votre capital en un revenu régulier versé jusqu'à votre décès. Elle est fiscalement traitée comme une pension de retraite (imposable au barème de l'IR après un abattement de 10 %). L'avantage principal est la sécurité: vous ne pouvez jamais épuiser votre capital. L'inconvénient est l'irréversibilité : une fois convertie en rente, l'épargne n'est plus disponible et ne peut pas être transmise aux héritiers (sauf option de réversion au profit du conjoint, qui réduit le montant de la rente).

Optimiser le PER selon votre tranche marginale d'imposition

Le PER est d'autant plus avantageux que l'écart entre votre TMI actuelle (pendant la vie active) et votre TMI à la retraite est important. Si vous êtes imposé à 41 % ou 45 %pendant votre activité et que votre TMI baisse à 30 % ou 11 % à la retraite, le différentiel fiscal est considérable : vous avez économisé 41 centimes par euro versé et vous ne restituez que 30 centimes (voire 11 centimes) à la sortie. Ce gain fiscal, capitalisé sur 20 ou 30 ans, représente un rendement supplémentaire significatif.

En revanche, si votre TMI reste identique entre la vie active et la retraite (par exemple 30 % dans les deux cas), l'avantage du PER se limite au gain de trésorerie: l'économie d'impôt à l'entrée peut être investie et produire des rendements pendant toute la période d'épargne. Cet effet, bien que réel, est moins spectaculaire. Pour les contribuables à 11 %, le PER est rarement optimal sauf si des cas de déblocage anticipé sont envisagés (achat de résidence principale notamment), car l'économie fiscale à l'entrée est faible et l'imposition à la sortie annule une grande partie du bénéfice. Dans cette situation, l'assurance vie offre généralement un meilleur rendement net après impôts grâce à son abattement après 8 ans et à la fiscalité allégée sur les rachats.

Questions fréquentes

Sources et références

  • [1]Loi PACTE n°2019-486 du 22 mai 2019 (création du PER)
  • [2]Code monétaire et financier - Articles L224-1 à L224-40
  • [3]Conseil d'Orientation des Retraites (COR) - Rapport annuel 2024
  • [4]Banque de France - Taux et rendements des placements
Avertissement :Ce simulateur fournit une estimation basée sur des hypothèses de rendement constant. Les résultats ne tiennent pas compte de la fiscalité à la sortie ni de l'inflation. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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