Aller au contenu principal
Mis à jour le

Simulateur d'Arbitrage UC / Fonds Euros

Simulez l'impact d'un arbitrage entre unités de compte et fonds euros sur le rendement de votre assurance vie. Comparez votre allocation actuelle avec une nouvelle répartition.

1 an30 ans
100% Fonds €100% UC
100% Fonds €100% UC

Capital sans arbitrage

66 135 €

Répartition : 30 % UC / 70% Fonds EUR

Capital avec arbitrage

73 435 €

Répartition : 60 % UC / 40% Fonds EUR

Difference

7 301 €

Écart de rendement net : 1,0 %

Scénario actuel (30 % UC)

Capital initial50 000 €
Capital final66 135 €
Intérêts générés16 135 €

Après arbitrage (60 % UC)

Capital initial50 000 €
Capital final73 435 €
Intérêts générés23 435 €

Comment ce calcul fonctionne

Un arbitrage consiste à modifier la répartition de votre capital entre fonds euros (securise) et unités de compte (dynamique). Ce simulateur compare deux scénarios :

  • Rendement net de chaque scénario : Taux net = (1 - %UC) x (Taux fonds EUR - Frais) + %UC x (Taux UC - Frais).
  • Projection sur la durée : Le capital est compose annuellement avec le taux net de chaque scénario.
  • Différence :L'écart de capital final entre les deux scénarios montre l'impact concret de l'arbitrage.

Plus la part d'UC est élevée, plus le rendement potentiel augmente, mais aussi le risque de perte en capital. L'arbitrage doit correspondre a votre horizon d'investissement et a votre tolérance au risque.

Quand et pourquoi arbitrer entre UC et fonds euros ?

L'arbitrage n'est pas une opération anodine : il s'agit de modifier la structure de risque et de rendement de votre contrat. Comprendre les situations dans lesquelles un arbitrage est pertinent vous permet de prendre des décisions éclairées, alignées avec votre stratégie patrimoniale a long terme. Voici les quatre cas de figure les plus courants ou un arbitrage se justifie pleinement.

Sécuriser les gains après une forte hausse des marches

Lorsque les marches financiers connaissent une phase haussiere prolongée, la part d'unités de compte dans votre contrat augmente mécaniquement. Votre allocation réelle s'ecarte alors de votre allocation cible, augmentant le risque global du portefeuille. Arbitrer une partie des plus-values vers le fonds euros permet de cristalliser les gains et de réduire votre exposition au risque de correction. Cette démarche est particulièrement judicieuse si vous approchez d'un objectif financier (achat immobilier, retraite, financement des études) ou si la part d'UC a depasse le niveau que vous jugez confortable. Sans fiscalité à payer sur les arbitrages internes, cette opération est neutre sur le plan fiscal et ne constitue pas un frein.

Profiter d'une baisse de marche pour investir en UC

A l'inverse, les périodes de correction ou de krach offrent des opportunités d'achat a prix réduit. Transférer une partie du capital du fonds euros vers des unités de compte après une baisse significative (15 à 30% sur les indices actions) est une stratégie éprouvée dite "contrariante". Historiquement, les marches actions ont toujours fini par dépasser leurs précédents sommets, même après les crises les plus sévères (2008, 2020). Attention toutefois a ne pas essayer de "timer" le marche parfaitement : personne ne peut prédire le point bas. Il est préférable d'investir progressivement en plusieurs arbitrages espaces de quelques semaines ou mois, plutôt que de tout basculer en une seule fois.

Le rééquilibrage annuel : revenir à l'allocation cible

Le rééquilibrage est la forme la plus disciplinée de l'arbitrage. Il consiste a revenir, une a deux fois par an, a votre allocation cible initiale. Par exemple, si votre répartition cible est 60% UC / 40% fonds euros et que la hausse des marches a porte votre allocation réelle a 70% UC / 30% fonds euros, un rééquilibrage consiste à arbitrer 10% du capital des UC vers le fonds euros. Ce mécanisme force a vendre ce qui a monte (les UC en phase haussiere) et à renforcer ce qui a baisse, appliquant naturellement le principe "acheter bas, vendre haut". Les études académiques montrent que le rééquilibrage annuel ameliore le rendement ajuste du risque sur le long terme par rapport à une stratégie de type "buy and hold" sans ajustement.

L'approche lifecycle : adapter l'allocation a votre horizon

L'approche dite lifecycle (ou "cycle de vie") repose sur un principe simple : plus votre horizon d'investissement est long, plus vous pouvez accepter de volatilité en echange d'un rendement potentiel supérieur. Un épargnant de 30 ans avec un horizon de 30 ans avant la retraite peut légitimement détenir 70 à 80% d'UC. A mesure que la retraite approche, la part d'UC doit diminuer progressivement au profit du fonds euros pour protéger le capital constitue. Concrètement, une regle couramment utilisée par les gestionnaires de patrimoine est : pourcentage en UC = 100 - votre age. A 35 ans, 65% en UC. A 55 ans, 45% en UC. A 65 ans, 35% en UC. Bien sur, cette regle est à adapter selon votre situation personnelle, votre patrimoine global, vos autres sources de revenus et votre appetence pour le risque.

Les bonnes pratiques de l'arbitrage

L'arbitrage est un outil puissant de gestion de votre assurance vie, mais il doit être utilise avec méthode. Des erreurs comportementales ou un excès d'activité peuvent nuire à la performance de votre portefeuille. Voici les bonnes pratiques à adopter pour des arbitrages réussis.

Ne pas arbitrer sur un coup de tête : attention au biais émotionnel

La première regle est de ne jamais prendre une décision d'arbitrage sous le coup de l'émotion. Lorsque les marches chutent brutalement, la peur pousse de nombreux épargnants a vendre leurs UC au plus bas pour se réfugier sur le fonds euros. C'est exactement l'inverse de ce qu'il faudrait faire. Ce biais comportemental, appelé "aversion à la perte", est responsable d'une destruction de valeur considérable chez les épargnants particuliers. A l'inverse, l'euphorie d'un marche haussier peut inciter à augmenter excessivement la part d'UC au pire moment. Pour éviter ces pieges, définissez votre allocation cible a froid, en amont, et tenez-vous-y. Les arbitrages doivent être planifies, jamais réactifs. Posez-vous toujours la question : "Aurais-je pris cette décision il y a trois mois dans un contexte de marche neutre ?"

Fréquence recommandée : 1 à 2 arbitrages par an

Les études sur la gestion de portefeuille montrent qu'un rééquilibrage trop fréquent (mensuel) n'ameliore pas significativement la performance et peut même générer des frais inutiles. A l'inverse, ne jamais rééquilibrer laisse l'allocation dériver, augmentant le risque de manière non contrôlée. Le consensus des professionnels de la gestion recommande un ou deux rééquilibrages par an, typiquement en janvier et en juillet, ou après un mouvement de marche supérieur a 15-20%. Ce rythme semestriel permet de capturer les grands mouvements de marche sans réagir au bruit quotidien. Certains experts recommandent également de ne rééquilibrer que lorsque l'écart entre l'allocation réelle et l'allocation cible depasse 5 points de pourcentage, quel que soit le calendrier.

Coût des arbitrages : privilégier les contrats a 0% de frais

Le coût d'un arbitrage est un critère majeur dans le choix de votre contrat d'assurance vie. Les meilleurs contrats en ligne (Linxea Spirit 2, Lucya Cardif, Boursorama Vie) ne facturent aucun frais d'arbitrage, que ce soit en montant fixe ou en pourcentage. En revanche, certains contrats bancaires traditionnels prélèvent entre 0,5% et 1% du montant arbitre, ce qui peut représenter plusieurs centaines d'euros sur un capital conséquent. Sur 20 ans, deux arbitrages annuels a 0,5% de frais sur un capital de 100 000 euros représentent un coût cumule de 20 000 euros, soit une perte seche considérable. Si votre contrat actuel facture des frais d'arbitrage, il peut être pertinent d'ouvrir un nouveau contrat auprès d'un courtier en ligne. Le transfert n'est malheureusement pas toujours possible sans perte d'antériorité fiscale (sauf dans le cadre de la loi Pacte pour les PER).

L'arbitrage automatique : la gestion pilotée a moindre effort

De nombreux contrats proposent aujourd'hui des options d'arbitrage automatique qui permettent de mettre en place une stratégie sans intervention manuelle. Les plus courantes sont :

  • La sécurisation des plus-values :des qu'une UC genere un gain supérieur a un seuil défini (par exemple +10%), la plus-value est automatiquement transférée sur le fonds euros. Cela permet de "prendre ses bénéfices" sans avoir à surveiller les marches en permanence.
  • L'investissement progressif :plutôt que d'investir un capital important d'un coup en UC, cette option transfere progressivement un montant du fonds euros vers les UC sur plusieurs mois (généralement 6 à 12 mois). Cela permet de lisser le prix d'entrée et de réduire le risque de mauvais timing.
  • Le rééquilibrage automatique :le contrat revient automatiquement a votre allocation cible a une fréquence définie (trimestrielle ou semestrielle). C'est la méthode la plus disciplinée, qui elimine tout biais émotionnel et tout risque d'oubli.
  • Le stop-loss relatif :si une UC perd plus d'un certain pourcentage par rapport à son plus haut (par exemple -15%), elle est automatiquement arbitrée vers le fonds euros pour limiter les pertes. Cette option est à utiliser avec précaution car elle peut provoquer des ventes au plus bas en cas de forte volatilité temporaire.

Ces options sont généralement gratuites sur les contrats en ligne et constituent un excellent moyen de rationaliser la gestion de votre allocation, en particulier si vous n'avez ni le temps ni l'envie de suivre les marches au quotidien.

Cas concret : Sophie reequilibre son contrat après une hausse des marches

Sophie, 48 ans, médecin libérale, détient un contrat d'assurance vie multisupport de 180 000 euros. Son allocation cible est de 50 % en unités de compte (principalement des ETF actions mondiales) et 50 % en fonds euros. Après une année boursière exceptionnelle ou les marches actions ont progresse de 22 %, son allocation réelle est passée a 58 % UC et 42 % fonds euros. Le capital investi en UC represente désormais 104 400 euros, tandis que le fonds euros atteint 75 600 euros.

L'arbitrage de rééquilibrage :pour revenir a son allocation cible de 50/50, Sophie doit transférer 14 400 euros des UC vers le fonds euros (104 400 - 90 000 = 14 400 euros). Après l'arbitrage, elle détient 90 000 euros en UC et 90 000 euros en fonds euros, retrouvant ainsi son profil de risque initial.

Le gain de cette discipline :en sécurisant 14 400 euros de plus-values sur le fonds euros, Sophie cristallise une partie de ses gains avant une éventuelle correction. Si les marches corrigent de 15 % l'année suivante, sa perte en capital sera limitée a 13 500 euros (90 000 x 15 %) au lieu de 15 660 euros (104 400 x 15 %) sans rééquilibrage, soit une économie de 2 160 euros. En contrepartie, si les marches continuent de monter, elle aura un gain légèrement inférieur. Sur le long terme, ce rééquilibrage annuel discipline permet de "vendre haut et acheter bas" de manière systématique, améliorant le rendement ajuste du risque du portefeuille de 0,3 à 0,5 point par an selon les études académiques.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un arbitrage en assurance vie ?
Un arbitrage est une opération qui consiste à transférer tout ou partie de votre capital d'un support a un autre au sein de votre contrat d'assurance vie. Par exemple, transférer du fonds euros vers des unités de compte, ou inversement. L'arbitrage ne constitue pas un retrait : il n'y a pas de fiscalité sur les gains lors d'un arbitrage interne.
L'arbitrage declenche-t-il une imposition ?
Non, c'est l'un des grands avantages de l'assurance vie. Les arbitrages internes sont fiscalement neutres : pas de plus-values imposées, pas de prélèvements sociaux. La fiscalité ne s'applique qu'au moment d'un rachat (retrait). Vous pouvez donc modifier votre allocation librement sans impact fiscal.
Quand faut-il arbitrer vers plus d'UC ?
Il est généralement pertinent d'augmenter la part d'UC quand : 1) Votre horizon d'investissement est long (plus de 8 ans). 2) Vous avez une bonne tolérance au risque. 3) Les marches offrent des points d'entrée attractifs. 4) Votre patrimoine global est suffisamment diversifie. A l'inverse, réduisez les UC à l'approche de votre objectif ou en cas de marche très haut.
Y a-t-il des frais d'arbitrage ?
Cela dépend de votre contrat. Les contrats en ligne (Linxea, Boursorama, Fortuneo) ne facturent généralement pas de frais d'arbitrage. Les contrats bancaires traditionnels peuvent prélever 0,5% à 1% du montant arbitre. Certains contrats offrent un nombre d'arbitrages gratuits par an. Vérifiez les conditions générales de votre contrat.
Comment choisir la bonne répartition UC / fonds euros ?
La répartition idéale dépend de trois facteurs : votre age (plus vous êtes jeune, plus vous pouvez prendre de risque), votre horizon (plus il est long, plus les UC sont pertinentes), et votre tolérance au risque. Une regle simplifiée : 100 - votre age = % en UC. A 30 ans, 70% en UC ; a 60 ans, 40% en UC. Mais c'est à adapter a chaque situation.
Le rendement des UC est-il garanti ?
Non, contrairement au fonds euros, les unités de compte ne bénéficient d'aucune garantie en capital. Leur valeur fluctue à la hausse comme à la baisse selon les marches financiers. Le rendement utilise dans ce simulateur est une estimation basée sur les performances historiques moyennes. Les performances passées ne garantissent pas les performances futures.
Quel est l'impact fiscal d'un arbitrage au sein du contrat ?
L'arbitrage interne au sein d'un contrat d'assurance vie est totalement neutre sur le plan fiscal. Contrairement a un rachat suivi d'un nouveau versement, l'arbitrage ne constitue pas un fait générateur d'imposition : il n'y a ni impôt sur le revenu, ni prélèvements sociaux à payer lors de l'opération. C'est un avantage majeur de l'enveloppe assurance vie par rapport à un compte-titres ordinaire, ou chaque vente de titres déclencherait une imposition sur les plus-values réalisées.
Faut-il arbitrer vers des ETF ou des fonds geres activement ?
Les ETF (trackers indiciels) offrent des frais courants nettement inférieurs aux fonds geres activement : entre 0,05 % et 0,40 % par an pour un ETF, contre 1,50 % à 2,50 % pour un fonds actif. Sur le long terme, cette différence de frais se traduit par un écart de performance considérable en faveur des ETF.
Existe-t-il un montant minimum pour effectuer un arbitrage ?
Oui, la plupart des contrats d'assurance vie imposent un montant minimum d'arbitrage, généralement compris entre 100 et 1 000 euros selon les assureurs. Les contrats en ligne sont souvent plus souples, avec des seuils bas de 100 à 300 euros, tandis que certains contrats distribues en réseau bancaire exigent un minimum de 500 à 1 000 euros par opération. Il existe également un solde minimum a maintenir sur chaque support après l'arbitrage, souvent fixe a 50 ou 100 euros.

Sources et références

  • [1]Code des assurances - Articles L132-1 à L132-27 (Legifrance)
  • [2]Autorité des Marchés Financiers (AMF) - Guide de l'investisseur
  • [3]Fédération Française de l'Assurance (FFA) - Rendements fonds euros 2024
  • [4]Banque de France - Taux et rendements des placements
Avertissement : Ce simulateur utilise des taux de rendement constants et hypothétiques. Les unités de compte comportent un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ce simulateur ne constitue pas un conseil en investissement. Consultez un conseiller financier avant tout arbitrage.

Simulateurs associés